Les neurones miroirs

Alors là j’avoue que la découverte des neurones miroirs m’a complètement bluffée.

L’existence des neurones miroirs a été mise en évidence par des IRM fonctionnelles. Ce type d’IRM est réalisée pendant que le sujet exécute une action afin de cartographier les zones cérébrales activées à ce moment-là. Les études scientifiques ont mis en évident que le cerveau fonctionne comme un miroir par rapport à la personne que l’on regarde. Par exemple, un pianiste virtuose qui regarde un autre pianiste jouer un morceau verra s’activer les mêmes zones cérébrales que s’il jouait lui-même. C’est ce qui fait qu’on va avoir tendance à traverser lorsque le feu piéton est rouge si quelqu’un d’autre s’engage devant nous, que le rire est communicatif ou que les bâillements ou l’ennui se propagent dans une salle de classe ! C’est aussi ce qui explique qu’on puisse être énervé dans une file d’attente quand d’autres le sont avant nous car, que nous le voulions ou non, nous attrapons les émotions des autres, en positif comme en négatif.

Pierre Bustany conseille donc de privilégier les relations harmonieuses, car ce sont elles qui mettent les chronomètres neuronaux en phase, permettant d’améliorer le métabolisme et donc le bien-être.

Ce mécanisme du cerveau me semble un des éléments essentiel à avoir en tête pour mieux se comprendre, car notre comportement, nos réactions, notre bien-être ne dépendent pas uniquement de nous, mais aussi des autres! Lorsque l’on prend conscience de ce phénomène, il devient plus facile de se protéger des émotions négatives qui ne sont pas les nôtres et, ce qui me semble encore plus intéressant, de propager des émotions positives qui nous habitent